Maladies endémiques

Au Québec, les maladies endémiques causent des pertes très importantes pour la filière porcine. Par exemple, le syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) entraine des pertes annuelles estimées à 35 millions de dollars pour les éleveurs.
Après le SRRP, l’influenza porcin est la maladie qui affecte le plus grand nombre de porcs au Québec, l’infection des porcs par différentes souches de virus de l’influenza est également associée à des pertes économiques importantes dans l’ensemble de la chaîne de production des porcs (porcelets, porcs en croissance et truies) au Québec.
La circulation de ces virus dans les troupeaux porcins entraîne une hausse de l’utilisation des antibiotiques, nécessaire pour lutter contre les infections secondaires.
L’EQSP est doté d’un Plan pour l’amélioration de la santé des porcs au Québec pour les maladies endémiques – 2020-2025, avec pour objectif de lutter contre ces deux maladies endémiques et de protéger le statut sanitaire des troupeaux porcins du Québec.
Les principales maladies endémiques sont :
Syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP)
Le syndrome reproducteur et respiratoire (SRRP) est une maladie virale caractérisée par deux présentations cliniques qui se chevauchent :
- Une altération ou un échec de la reproduction chez les animaux reproducteurs et une maladie respiratoire chez les porcs de tout âge causent un ralentissement de la croissance des porcs et peuvent parfois mener à la mort des animaux, bien que cela n’ait aucune conséquence sur la qualité du produit ;
- Le virus, qui mute constamment, semble souvent interagir avec d’autres virus pathogènes, des bactéries et Mycoplasma hyopneumoniae pour amplifier la gravité des maladies. Il se transmet aussi très facilement entre les sites de production.
La maladie est répandue en Amérique du Nord et constitue la principale maladie à incidence économique dans les élevages porcins du Québec. Il n’y a aucun traitement antiviral ou vaccin efficace contre le virus.
Le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ), le Laboratoire d’épidémiologie et de médecine porcine (LEMP), et Les Éleveurs de porcs du Québec, avec la collaboration des éleveurs et de leurs vétérinaires, maintiennent la Veille sanitaire provinciale sur le SRRP, qui regroupe les activités de surveillance de cette maladie.
Influenza porcin
L’influenza porcin est une maladie respiratoire causée par le virus de l’influenza de type A. Les signes respiratoires sont fréquents bien que certains porcs puissent rester asymptomatiques.
Elle touche régulièrement les élevages porcins d’Amérique du Nord et d’autres régions du monde. Au Québec, les virus porcins qui circulent sont de sous-types H1N1, H3N2 ou, à l’occasion, H1N2. La maladie peut provoquer des niveaux élevés de morbidité dans les troupeaux de porcs, mais causent peu de mortalité. Les virus de la grippe porcine peuvent circuler parmi les porcs tout au long de l’année, mais la plupart des épidémies surviennent à la fin de l’automne et en hiver. L’impact économique principal est lié à une diminution du gain de poids, qui entraîne une augmentation du nombre de jours nécessaires pour atteindre le poids de marché.
Rarement, les virus affectant les porcs peuvent infecter l’humain ou d’autres animaux, notamment les oiseaux. Prévenir la transmission, en particulier entre les espèces, est essentiel pour protéger la santé animale et la santé publique.